Jeudi 2 avril 2020

10 conseils pour survivre à une relation à distance

Bonjour Saint Jo !

« Les cours à distance je n’y arrive plus. J’suis en train de décrocher total là. » (une élève)

« Les retours des élèves sont de plus en plus rare et de plus en plus en retard. On fait quoi là ? » (un professeur)

A eux deux ces statuts Tweeter ont récoltés près de 50.000 « likes ».

Elèves et enseignants sont démunis face à l’organisation exceptionnelle mise en place où personne ne trouve vraiment sa place.

Les élèves essayent avec leur réalité (frères et sœurs présents, manque de moyen informatique, de connexion, manque de motivation, incompréhension des demandes des enseignants…).

Les professeurs avec leur réalité aussi (Des heures de préparation et d’adaptation des cours déjà organisés pour garantir une progression sur l’année, des relances quotidiennes auprès des élèves pour obtenir des travaux écrits, des contacts permanent avec les plus en difficultés par visio, par téléphone, leurs propres enfants à gérer EN MÊME TEMPS…).

Nous constatons cet essoufflement dû au confinement. Nous essayons d’être une fonction « support » digne de ce nom en assurant le lien au maximum avec les élèves qui n’y arrivent plus et en épaulant les enseignants qui le demandent.

Mais ce qui semble faire le plus défaut, ce qui nous mine et qui nous empêche d’avancer ensemble c’est que nous sommes loin les uns des autres.

L’Homme n’est pas fait pour vivre sans lien social. Nous avons beau remplacer nos gestes habituels par des images de sourire et des échanges plus nombreux, il nous manque la chaleur du regard réel, la voix de nos ami(e)s, le contact d’une poignée de main, l’atmosphère de la classe, la pratique collective. Il nous manque des élèves en face de nous qui répondent à nos explications avec une communication sans mot nous permettant d’adapter à leurs réels besoins (je m’avachis, je regarde par la fenêtre, je gribouille sur ma table…).

La vie scolaire et le secrétariat ne sont pas épargnés. Les échanges avec les élèves restent présents mais les saluts à la grille, les entretiens pour adapter l’accompagnement, même les recadrages sont une marque d’attention à chacun que nous ne pouvons plus avoir en ce moment de la même façon.

Cet éloignement nous pèse. Il va durer encore. Faute d’y pouvoir quelque chose, nous allons chercher à le dépasser !

Nous ne sommes pas seuls, jamais ! Chaque fois que vous sentez cette distance avec les autres vous faire du mal, asseyez-vous, fermez les yeux et songez au moment des retrouvailles que vous voudriez vivre avec ceux qui vous manquent le plus. Une fois votre idée précisée, prenez votre téléphone, appelez celui ou celle que vous avez imaginé retrouver et racontez-lui votre espérance.

Vous verrez combien vos aspirations sont les mêmes !

Notre carême est un vrai désert cette année, une vraie épreuve. Soyons solides dans notre courage et dans nos préparatifs à la renaissance de Pâques qui préfigure notre renaissance à venir !

Je vous souhaite une journée calme et des moments doux avec votre entourage.

Des pensées et des prières aux personnels qui continuent leur mission au milieu de tout ce tumulte avec parfois la peur au ventre mais le sentiment de « PRENDRE SOIN » de ceux qu’on entoure.

A demain.

M. DEFONTAINE