Lundi 13 avril 2020

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Bonjour Saint Jo !
 
Du fond de nos chez nous, en attendant la renaissance à la vie sociale habituelle (dont nous saurons ce soir peut-être les dates prévues) il nous faut redoubler d’effort en restant bien confinés pour éviter de recommencer les contaminations maintenant qu’on atteint le palier !
Lundi de Pâques, les habitudes voudraient qu’on se réjouisse d’un jour de week-end en plus. Elles voudraient aussi qu’on profite de ce temps pour retrouver la famille avec plus ou moins de joie (cf « les fêtes de famille » d’Orelsan).
Alors rapprochons nous de nos proches par le cœur, le téléphone, skype whatsapp ou tout autre média de visioconférence mais restons chez nous !
 
Le lundi qui suit la découverte du tombeau vide, on nous rapporte le combat des premiers disciples qui témoignent de la résurrection de Jésus face à des dirigeants juifs qui n’hésitent pas à mentir devant ce qu’ils ne comprennent pas.
 
Les « fake news » ou « infox » ont toujours été une manière de faire se rassembler les mécontents, les crédules et les révoltés. Toute information même non vérifiée serait valable…
Ne tombons pas dans ce piège de la facilité. On vous rapporte une information sur quelqu’un ? Contactez la personne pour vérifier si c’est vrai. On vous montre une photo surprenante, demandez comment on l’a obtenue et ne la diffusez pas sans connaitre son contexte.
Depuis septembre à plusieurs reprises des infox ont circulé à Saint Jo. Vous avez pu constater que systématiquement nous vous demandons de ne pas vous en faire les relais. Je voudrais aujourd’hui vous partager une « fable » qui me semble être la meilleure illustration de ce qu’il faudrait tous essayer de faire lorsqu’on nous apporte une nouvelle information. Bonne lecture !
 
Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse.
Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dire:
“Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami?”
– Un instant, répondit Socrate, avant que tu ne me racontes tout cela, j’aimerais te faire passer un test très rapide.
Ce que tu as à me dire, l’as-tu fais passer par le test des trois passoires?
– Les trois passoires?
– Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.
C’est ce que j’appelle le test des trois passoires.
La première passoire est celle de la vérité.
As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est vrai?
– Non, pas vraiment. Je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire…
– Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Voyons maintenant. Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.
Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?
– Ah non ! Au contraire ! J’ai entendu dire que ton ami avait très mal agi.
– Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas sûr si elles sont vraies. Ce n’est pas très prometteur ! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.
Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
– Utile ? Non pas réellement, je ne crois pas que ce soit utile…
-Alors, de conclure Socrate,
si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile,
pourquoi vouloir me le dire ?
Je ne veux rien savoir et, de ton côté, tu ferais mieux d’oublier tout cela !
 
Je vous souhaite une journée pleine de vérité et de bienveillance.
 
A demain.
M. DEFONTAINE